20130515-220431.jpgLe draguage et le balisage du fleuve Congo et de ses affluents sont en principe du ressort de la Régie dés Voies Fluviales (RVF). Mais, pour le moment, cette -entreprise publique est fortement handicapée par le manque d’un fond de roulement et d’équipements techniques susceptibles de lui permettre d’assurer sa mission de sécurisation du trafic fluvial. Dépourvue d’unités flottantes (dragues), cette régie a cessé de curer le lit du fleuve Congo et de ses affluents depuis des lustres, laissant ces cours d’eau à la merci du sable, des algues – les fameuses herbes baptisées « Congo ya sika » – et d’un tas de déchets et de mitrailles qui gênent considérablement les mouvements des bateaux, baleinières et autres embarcations motorisées.
Faute de drague, les agents de la RVF ne savent pas placer et déplacer les balises selon l’état de navigabilité du fleuve Congo et des affluents. Les balises restent tellement statistiques que les matelots sont obligés de faire pratiquement la navigation à vue, s’exposant ainsi aux obstacles divers (bancs de sable, carcasses de bateaux naufragés, rochers).