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Colonne vertébrale d’un ensemble stratégique humain,
économique et environnemental. Les transports fluviaux permettent
la desserte des localités situées dans tout le pays La composition
géographique du Congo est marquée par un réseau important de voies
navigables. Il est réparti en deux catégories de cours d’eau. Les
axes inter Etats Brazzaville-Bangui ; Brazzaville-Ouesso ;
Ouesso-Ngbala et les axes secondaires propres au Congo qui se
constituent en plusieurs cours d’eau, la Likouala aux herbes, la
Likouala-Mossaka, l’Amila, la Motaba, le Kouyou, le Kouilou, La
Nkéni, etc Ce réseau connaît actuellement diverses problématiques.
La crise financière internationale qui vient d’ébranler l’économie
entraine une chute considérable des volumes de marchandise
transportés. Les effets de cette crise ont
des implications sur tous les secteurs de l’économie
congolaise. Afin d’assurer une navigabilité sécurisée, les
tronçons navigables du bassin nécessitent un entretien permanent.
Le grand écart entre le débit d’étiage (Débit moyen le plus bas
d’un cours d’eau et celui des hautes eaux) résultats des
précipitations de la zone climatique est un facteur aggravant. Le
remaniement de la morphologie du fond du lit du fleuve est
perpétuel. Les bancs de sable changent de volume et se déplacent
sous l’influence d’un débit variable. La Régie des Voies Fluviales,
en charge du balisage et de la sécurisation du fleuve est confronté
aux réalités de terrain. Les travaux de balisage sont énormes face
aux demandes de la navigation fluviale. Les conséquences de
l’impraticabilité du réseau fluvial sont considérables. L’aspect
sécuritaire est stratégique. Les autorités doivent combattre
l’amateurisme et se concentrent sur la formation des personnels
navigants. Le manque d’actualisation des données fluviales
conduisent à des lacunes graves dans la défense du territoire par
les voies fluviales et lacustres. Le lot régulier
d’accidents funestes est bien trop important.